L’astrologie est considérée par les penseurs des Lumières comme l’exemple archétypal de la superstition, de la croyance dans des forces occultes et supérieures. Pour eux, combattre l’astrologie semble relever d’un combat général ainsi que d’un engagement politique en faveur de la laïcité et durationalisme, contre l’obscurantisme. Assez paradoxalement, leurs arguments critiques contre l’astrologie apparaissent moins logiques que rhétoriques(utilisation d’arguments principalement polémiques ou d’autorité plutôt qu’une démarche raisonnée).

En cette toute fin du xviiie siècle, époque du rationalisme triomphant, le divorce entre l’astronomie et l’astrologie est ainsi finalement prononcé. EnFrance, l’astrologie se cantonna longtemps à des milieux ésotérico-clandestins (spirites, kabbalistes, théosophes…). Dans l’Empire britannique, son statut évolua avec le théosophe Alan Leo, qui en fit plus un outil d’analyse caractérologique que de prédiction, tout en soutenant que Le caractère fait le destin.

L’astrologie réapparaît dans le champ scientifique par la porte de la psychologie des profondeurs. Au cours de son exploration des symboles anciens,Carl Gustav Jung dit découvrir, contre toute attente, une relation tenace entre l’astrologie et la psychologie :

« Ce qui est surprenant, c’est qu’il y a vraiment une curieuse coïncidence entre les faits astrologiques et les faits psychologiques, de sorte que l’on peut isoler un moment dans le temps à partir des caractéristiques d’un individu, et aussi, l’on peut déduire des caractéristiques d’un moment dans le temps. »

Au xxe siècle, l’astrologie réapparaît dans des almanachs, magazines, puis émissions radiophoniques. L’astrologie trouve aussi une place considérable dans le mouvement New Age. Ses nouvelles versions affirment intégrer les valeurs symboliques des planètes orbitant au-delà de Saturne et desastéroïdes ainsi que de nouvelles théories, comme l’astrologie statistique.